Tous les articles par Styline Alex

À propos de Styline Alex

Styline AGBAZAHOU, originaire du Bénin. Je suis sage-femme de profession et spécialiste en Santé Communautaire. Mon combat de tous les jours est d'amener les jeunes autour de moi à opter pour des comportements responsables en leur apportant des informations fiables. Je crois fermement que le numérique est la clé essentielle pour y arriver. C'est fort de cela que depuis quelques mois je tiens ce blog "Dêkpêxo" (Affaires de Jeunes). A travers "Dêkpêxo" j'aborde des thématiques liées à la jeunesse. Merci à tous les lecteurs. Merci de donner vos avis et surtout de partager autour de vous.

« Oranger le monde, au-delà des apparences »

Connaissez-vous Fati ?

La voici. C’est cette jeune fille béninoise, fière de ses origines. Belle, rêveuse, ambitieuse, et toujours souriante.

Malheureusement, au-delà de cette apparence gaie et détendue, pour beaucoup de Fati, se cache souvent de la douleur et du chagrin.

Saviez-vous que d’après l’Enquête Démographique et de Santé V du Bénin, plus d’un quart des femmes béninoises âgées de 15 à 49 ans (27%) ont déclaré avoir subi des violences physiques, à un moment quelconque de leur vie depuis l’âge de 15 ans ?

Saviez-vous également que tous les jours, nous côtoyons des actes de violence et que nous seuls pouvons changer les choses ?

Novembre est là et nous approchons à grands pas des 16 jours d’activisme pour mettre fin à la violence faite aux femmes. Il s’agit d’une campagne internationale annuelle qui débute le 25 novembre avec la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et s’achève le 10 décembre, avec la Journée des droits de l’homme.

Lancée en 1991 par des activistes au Women’s Global Leadership Institute, cette campagne est organisée chaque année. La couleur choisie pour cette lutte est l’ORANGE.

Cette année, au Bénin l’Association Rayon des Initiatives Culturelles Musicales et des Arts Oraux (RICMAO) et Dêkpêxo ont décidé de faire avec vous cette campagne. Nous l’avons intitulé : Oranger le monde, au-delà des apparences.

En quoi consistera t-elle ?

Il s’agit d’une campagne digitale. Avec vous, nous partagerons des visuels. Pour chaque jour de la campagne, un visuel et un message correspondra. Ensemble nous les partagerons partout, afin que tout le monde les voit. Chacun de nous sera un messager et amènera ces messages aussi loin que possible.

Le but de cette campagne est d’informer, de sensibiliser le grand public, pour susciter et amener un changement de comportement, vis-à-vis des violences à l’égard des filles et des femmes.

A la fin, une exposition photo sera présentée, à la maison des jeunes de Dangbo, dans l’Ouémé, le mercredi 11 Décembre 2019. Ce sera une occasion de rencontre et de dialogue avec les autorités locales, afin de mieux s’informer sur les violences et sur les lois qui les entourent. Parce que le changement de comportement commence par nous.

Alors prêts à oranger le monde ?

Rejoignez-nous ! Partagez vos photos, nos visuels, et messages pour montrer votre participation à la campagne sur FacebookInstagram, whatsapp et Twitter. Les hashtags officiels sont #Orangetheworld #Orangerlemonde229

Miss Dêkpêxo🧡

7 petits gestes pour prévenir le cancer du sein

Il n’existe pas de moyens sûrs de prévention du cancer du sein. Néanmoins, nous pouvons agir sur certains facteurs de risque modifiables.

Retrouvons ici, sept petits gestes qui peuvent nous aider à prévenir le cancer du sein.

  • Alcool et tabac

D’après une étude citée par Reader’s Digest, les femmes ayant l’habitude de boire 14 boissons alcoolisées, ou plus, par semaine, augmentent les risques de développer un cancer du sein de 35%, par rapport à celles qui se limitent à cinq verres par semaine. Le tabagisme aussi bien actif et passif, augmente également le risque de développer un cancer du sein.

Alors si nous voulons l’éviter, limitons notre consommation d’alcool et disons STOP au tabac.

  • Activité physique

Rester assis, pendant la plus grande partie de la journée, dans la voiture, au travail ou à la maison, augmente les risques de maladies cardiovasculaires et de cancer.

Si votre travail vous contraint à rester trop longtemps  assis, essayez de prendre des pauses, pour marcher le plus souvent possible. En dehors du travail, il faut également maintenir un poids normal, en faisant de l’exercice, le plus régulièrement possible (3 à 6 heures/semaine).

  • Alimentation

Bien manger est le meilleur moyen de rester en bonne santé. Cela permet de réduire les risques de cancers. Pour éviter le cancer du sein, il faut donc rééquilibrer son alimentation. Manger sain et surtout consommer beaucoup de fruits et légumes. 

  • Allaitement

Les chercheurs expliquent que si toutes les femmes allaitaient 6 mois de plus, on pourrait éviter 25 000 cancers du sein chaque année. Les vertus du lait maternel pour le bébé sont bien connues.

En plus de celles là, la sécrétion de prolactine (hormone responsable du développement et du maintien de la lactation) pendant l’allaitement pourrait être bénéfique, et la diminution de la sécrétion d’hormones féminines que ce phénomène entraîne aurait également un effet favorable dans la prévention du cancer. Alors il est conseillé d’avoir des enfants avant l’âge de 35 ans et les allaiter, le plus longtemps possible.

  • Traitements hormonaux

Il a été constaté, sur le long terme que la combinaison d’œstrogènes et de progestatifs (par exemple), comme contraceptif ou pour gérer les symptômes de la ménopause, augmente de 24 % le risque de cancer du sein chez la femme.

Alors il est conseillé de suivre les traitements hormonaux en petite dose, et sur la plus courte durée possible.

  • Auto-examen des seins

Un auto-examen des seins, c’est l’examen fait par la femme elle-même à la recherche d’éventuelles  d’anomalies. Il est recommandé, dès l’apparition de la première menstruation chez la jeune fille et doit se faire entre le 7 ème et 10 ème jour du cycle menstruel.

Chez la femme ménopausée ou chez les hommes, l’auto-examen mensuel se fera à une date au choix. Retrouvez ici une démonstration de l’auto-examen des seins

  • Mammographie

Pour les femmes, à partir de 35 ans il est recommandé de faire la mammographie tous les 2 ans et de se faire examiner par un professionnel de santé (médecin, sage-femme, gynécologue)

Chez les femmes présentant un ou plusieurs facteurs de risque, la mammographie peut être prescrite de manière plus fréquente et à un âge beaucoup plus jeune.

Pour finir, je vous propose de calculer votre risque de développer un cancer du sein ici 👉🏾  MyCancerIQ (Cancer Care Ontario). Ce test vous prendra juste 3 minutes et vaut vraiment le détour.

 Miss Dêkpêxo ❤

Cancer du sein : un signe inquiétant, que faut-il faire ?

Alors, vous avez détecté un des signes dont nous avons parlé ici ?

La première chose à faire, est de vous rendre chez un agent de santé qualifié, pour un examen clinique. Cet examen rapide et indolore permet de détecter une anomalie et d’infirmer ou de confirmer les doutes.

Le diagnostic précoce du cancer du sein accroît les chances de guérison totale et diminue les conséquences de la maladie.

A la suite de l’examen clinique, l’agent de santé demandera donc des examens complémentaires, en fonction des conditions qui se présentent à lui. Il peut s’agir de:

  1. Une mammographie, qui est un examen radiographique du sein. Elle permet d’étudier, la glande mammaire et de dépister des anomalies des tissus, notamment un cancer du sein même à un stade précoce
  2. Une échographie mammaire. Elle utilise les ultrasons pour obtenir des images de l’intérieur du sein. Cet examen est pratiqué en complément d’une mammographie. Elle permet de voir la nature liquide ou solide des nodules découverts lors de la mammographie. 
  3. Une imagerie par résonance magnétique (IRM) est un examen réalisé grâce à un grand appareil cylindrique, composé d’un aimant très puissant. Elle permet de confirmer l’absence d’anomalie inquiétante lorsque la mammographie ou l’échographie n’ont pas permis de le faire. 
  4. Un scanner qui permet d’étudier le tissu mammaire de manière plus approfondie que la mammographie. Il permet aussi de mieux voir les ganglions de l’aisselle et dans la zone entre les poumons.
  5. Une biopsie mammaire: Elle consiste à effectuer un prélèvement d’une lésion détectée par palpation ou par mammographie afin d’être examiné au microscope par un médecin anatomo-pathologiste. Seul ce dernier est en mesure de déterminer si la lésion est cancéreuse ou non.

Sur la base de ces différents examens, le diagnostic du cancer du sein peut être posé.

De ce fait, un traitement sera entrepris.

Le traitement dans le cas du cancer du sein, a pour but de :

  • Améliorer le confort et la qualité de vie de la personne malade, en traitant les symptômes engendrés par la maladie.
  • Prolonger la survie
  • Réduire le risque de récidive

La prise en charge de ce cancer dépend notamment du type et du stade d’évolution. Il existe 5 catégories de traitement : la chirurgie,  la radiothérapie, la chimiothérapie, la thérapie hormonale, les thérapies ciblées. Le médecin traitant est habileté ç savoir quel type de traitement correspond à chaque cas.

D’après les études, 95% des cancers guérissent lorsqu’ils sont détectés tôt.

Il faut donc retenir qu’un cancer dépisté tôt aura la chance d’être traité, plus rapidement et efficacement qu’un cancer à un stade avancé.

Il est alors très important de se rendre à l’hôpital dès la suspicion d’une anomalie. 

Miss Dêkpêxo â¤

Le cancer du sein: quand faut-il s’inquiéter?

Le cancer du sein, nous en parlons depuis un bout de temps. Mais comment le reconnais t-on réellement?

Les signes du cancer du sein sont nombreux, variés, quelques fois absents. Au début, il n’entraîne pratiquement pas de symptômes. Plus il se développe, plus il se manifeste.

Il faut s’inquiéter lorsque vous remarquez:   

  • L’apparition d’une grosseur (boule) au niveau du sein ou de l’aisselle
  • Une déformation du sein
  • Une modification de la texture ou de pigmentation de la peau du sein ou de l’aréole
  • L’apparition d’écoulements anormaux au niveau du mamelon

Si vous avez un doute, il ne faut en aucun cas, hésiter à consulter un agent de santé qualifié, pour confirmer ou infirmer  les craintes.  Ces signes ne correspondent pas forcément à un cancer du sein. Il peut s’agir de  pathologies bénignes (sans caractère alarmant) qui pourront être décelées grâce aux résultats d’examens complémentaires. Nous en parlerons dans le prochain billet.

Retrouvez ici un extrait du passage du Dr Marian GUTOWSKI de l’Institut du Cancer de Montpellier sur l’émission mensuelle TocToc Docteur pour en savoir plus sur les symptômes du cancer du sein.

 

Miss Dêkpêxo ❤

Le cancer du sein: nul n’est épargné

Aujourd’hui j’ai voulu partager avec vous une histoire. Celle de Claudia Tagbo.

Nous la connaissons presque tous, cette boule d’énergie. Notre superbe membre du jury du Concours L’Afrique a un incroyable talent aux côtés de Fally Ipupa et la Diva béninoise Angélique Kidjo. Cette dame, qui nous a certainement déjà fait rire à gorge déployée. Oui!! Son chemin a une fois croisé le cancer du sein.

Découvrons son aventure dans cet article de Rose Magazine un peu long, mais valant le détour.

Claudia Tagbo : « Je me sens beaucoup plus sensuelle aujourd’hui »

Aussi courageuse que talentueuse, l’humoriste Claudia Tagbo à traversé l’épreuve du cancer du sein sans perdre le sourire. Pour Rose Magazine, elle témoigne.

Claudia Tagbo témoigne après son cancer du sein @L'humoriste Claudia Tagbo

Comment avez-vous appris votre maladie ?

Ça a démarré comme un gag. Un jour, je suis allée chez le médecin à cause d’une bonne crève et je lui ai dit: « Bon, à part ça, ça y est, j’ai 30 ans, l’âge de commencer les tests, les dépistages. Faites-moi faire une mammographie. Il m’a répondu : « Heu…OK, si vous voulez. » Alors quand on m’a découvert quelque chose, je n’y ai pas cru. J’ai dit en rigolant : « Vous êtes sérieux ? C’est un gag ! »

Donc vous avez commencé par en rire ?

Oui, ça a été ma première réaction. Mais depuis que je suis petite, le rire est toujours ma première réaction. C’est sans doute une protection, quand je ne comprends pas ce qui m’arrive. Et là, c’était le cas. Qu’est-ce qui pouvait bien faire que je me retrouve avec ce truc ? Je mange sainement, je ne me drogue pas, je ne bois pas, je fais beaucoup de sport… Du coup, tout de suite après le rire est venue la colère. Pourquoi moi ? À l’époque, j’étais au Jamel Comedy Club. Pour les gens qui ne me connaissaient pas, c’était un démarrage, une mise en lumière.

Avez-vous été obligée de vous arrêter ?

Non, jamais. J’ai dit merci au « Grand Coordinateur » parce que j’ai réussi à répéter, jouer, courir et aller faire mes soins. En plus, mon père, ma mère, mes frères et sœurs étaient tous présents.

Vous ne vous êtes jamais effondrée ?

Si, mais toute seule, et pas souvent ! Je remercie mes parents de m’avoir dit: « C’est la maladie qui est venue vers toi, pas toi qui es allée vers elle. Donc, c’est à elle de s’adapter à ta vie. Faut que tu lui dises. »  Alors j’ai discuté avec elle. Je lui ai dit : « J’ai pas de place pour toi. Si tu restes, tu vas être à l’étroit et tu vas devoir beaucoup te battre pour rester. » Je me suis toujours dissociée de la maladie. Je n’ai jamais oublié que j’étais une personne attaquée et que c’était ce qui m’avait attaqué qu’il fallait détruire.

« Si, en plus d’être malade, il faut raser les murs, c’est trop demander ! »

Beaucoup de gens ne font pas la différence entre le malade et sa maladie. Ils les confondent. Au point que les malades se cachent, ont honte. C’est pour ça que j’ai fini par parler. Parce que si, en plus d’être malade, il faut raser les murs, c’est trop demander ! Au contraire, la vie ne doit pas s’arrêter. Quand on est malade, on oublie parfois qu’il y a de la vie autour et qu’il faut l’amener à soi. Moi, je disais à ma maladie: « Plus tu verras de vie, plus t’auras les boules. Tu sais pas dans quelle famille t’es tombé, mon frère ! »

Vous lui avez donné un nom, à votre maladie ?

Ah non ! Ça aurait été lui donner trop d’importance ! Lui parler, c’était déjà pas mal ! Si en plus je lui avais donné un nom, elle serait restée ! Parfois, avant d’entrer sur scène, je lui lançais dans la glace: « Je joue de telle heure à telle heure, alors la fatigue, dis-lui de venir après ! »

Quels traitements avez-vous reçus ?

J’ai eu de la chirurgie, de la radiothérapie, un curetage… Mais ce qui est bizarre, c’est que je n’ai pas voulu retenir les termes techniques. C’était peut-être encore une manière de nier la maladie, de l’ignorer. Comme quand quelqu’un vous agresse verbalement et que vous tournez la tête en pensant: « Fatigue-toi tout seul et quand t’en auras marre, tu partiras ! »

Êtes-vous passée par la chirurgie réparatrice, reconstructrice ?

Oui, mais j’ai adapté mon autre sein à la taille du sein opéré, dont on ne m’avait enlevé qu’une partie. Ce qui est bizarre, là encore, c’est qu’avant, quand j’étais plus jeune, je détestais les seins. J’adorais les femmes sans poitrine et je mettais des bandages pour ressembler à un garçon ! Alors, après, je me suis dit que, peut-être, je payais pour avoir à ce point insulté ce corps… Maintenant, quand je vois une femme avec de la poitrine, je dis : « Ah ! Voilà ! Ça, c’est la femme ! »

Êtes-vous maintenant sous traitement ?

Non, j’ai arrêté au bout de deux ans… J’ai d’ailleurs dû signer une décharge parce que mon médecin était très très fâché ! À l’époque, il m’a lancé: « Une de mes jeunes patientes a fait le même choix que vous il y a deux ans et la voilà de nouveau en face de moi. »  Je me suis moi aussi mise en colère, j’ai tapé sur son bureau et je lui ai expliqué que je n’en pouvais plus. J’en avais marre de mes sautes d’humeur, de mes gros genoux, de me sentir lourde, de transpirer, de souffrir de sécheresse vaginale. Je ne me reconnaissais pas. Et j’avais envie d’avoir mes règles !

Ces seins et ces règles que vous viviez avant la maladie comme un fardeau, vous les désiriez, finalement ?

Oui. Cette maladie m’a réconciliée avec la féminité. Ce truc de se palper debout sous la douche et allongée dans son lit, comme nous l’enseignent les médecins : j’ai appris à le faire, à sentir mon corps, et je me sens beaucoup plus sensuelle aujourd’hui.

La maladie vous a-t-elle fait voir la vie autrement ?

Complètement. Je suis devenue très gourmande de la vie, je veux en profiter au maximum, parce qu’on ne sait pas de quoi demain sera fait. Avant, je faisais attention à tout, je me créais des angoisses d’allergie. Par exemple, je ne touchais pas à la charcuterie. Je m’étais persuadée qu’elle me donnait des boutons. J’ai arrêté tous ces trucs-là. Je mange, maintenant ! Et je rigole plus fort qu’avant !

Vous pourriez aussi avoir peur de mettre un pied devant l’autre ?

Oui, mais non ! Je sais que la maladie peut revenir, on n’arrête pas de nous le dire. Mais au lieu de flipper à chaque contrôle et d’imaginer qu’elle va ressurgir, je lui dis: « Reste tranquille ! Je suis fatiguée, c’est vrai, mais ça n’a rien à voir. J’ai beaucoup joué, j’ai beaucoup tourné, voilà. C’est normal. » Pour l’instant, j’arrive à m’imposer !

Propos recueillis par Béatrice Lorant

Miss Dêkpêxo

Six facteurs de risque du cancer du sein 

« Certaines personnes affirment que le cancer du sein est une malédiction des ancêtres ou un mauvais sort. » Qu’en est-il réellement ?

Il n’y a pas de causes précises du cancer du sein. Chez les personnes qui en souffrent, aucune cause particulière n’est identifiée. Néanmoins, certains facteurs de risque, augmentent la probabilité de développer cette maladie.

Alors qu’entends t-on par Facteur de risque?

Le facteur de risque d’une maladie, est tout élément ou toute circonstance pouvant entraîner cette maladie.

Découvrez ici six facteurs de risque du cancer du sein.

  • Une première grossesse tardive 

Lorsque la première grossesse d’une femme survient après l’âge de 35 ans, cette dernière court le risque de développer un cancer du sein.

  • Une ménarche précoce et une ménopause tardive 

La ménarche est l’apparition des premières règles. Evènement très important dans la vie de la jeune fille, elle peut augmenter le risque du cancer du sein, lorsqu’elle survient avant l’âge de 12 ans.

Il en est de même pour la ménopause, qui quant à elle constitue un risque de cancer du sein, lorsqu’elle survient trop tard, après 55 ans.

  • Les contraceptifs oraux

OUI!! 

Vous avez bien lu : les contraceptifs oraux.

La pilule contraceptive est le moyen de contraception le plus couramment utilisé pour éviter les grossesses. Comme pour tout médicament, des effets indésirables sont à retenir, notamment l’augmentation du risque de certains cancers (sein, col de l’utérus, foie) Institut National du Cancer.

  • Une mauvaise alimentation

Une bonne alimentation est celle qui contient tous les types d’aliments : glucides, protides, lipides, sels minéraux en quantité raisonnable. Les personnes dont l’alimentation ne respecte pas cette norme, ont donc une mauvaise alimentation et court le risque de développer un cancer du sein.

  • L’obésité

Le surpoids et l’absence d’activité physique régulière augmente le risque de faire un cancer du sein.

On parle d’obésité lorsque l’Indice de Masse Corporelle (IMC) se situe entre 30 et 40 kg/m2. L’IMC permet de déterminer si l’on est en situation de maigreur, de poids normal, de surpoids ou d’obésité. Vous pouvez calculer le vôtre ici 

  • L’hérédité

Le gène anormal du cancer du sein peut se transmettre de génération en génération. Ainsi, le risque de faire ce cancer dépend du fait que vous ayez hérité ou non du gène en question. Alors si dans votre famille, une femme en a souffert, vous pouvez également le développer ou pas.

Miss Dêkpêxo ❤

Qu’est-ce que le Cancer du sein?

Notre corps est composé de milliards de cellules qu’on ne peut pas voir à l’œil nu. On parle de cancer lorsque certaines de ces cellules deviennent folles et se multiplient de manière anarchique, incontrôlée et détruisent les organes. Le cancer commence toujours au niveau d’un organe donné, cette cellule malade (cancéreuse) se déplace vers d’autres organes et y crée des problèmes.

Le cancer du sein, naît alors au niveau du sein mais les cellules cancéreuses peuvent rentrer dans le sang, dans la lymphe, aller au niveau du poumon, le détruire, aller dans le foie, empêcher ce dernier de fonctionner ou aller au niveau du cerveau et malheureusement aboutir au décès.

Toutes les femmes en âge de procréer peuvent souffrir du cancer du sein. C’est le cancer le plus fréquent chez la femme. Selon L’Institut National du Cancer , on recense, en 2011, 53.000 nouveaux cas et 11.500 décès. Il est généralement plus fréquent chez les femmes âgées et déjà ménopausées.

Mais depuis peu, en Afrique et précisément au Bénin, beaucoup de jeunes femmes sont atteintes du cancer du sein ou présentent des boules (nodules, cancéreuses ou non) au niveau de leurs seins. Il n’y a donc pas un âge exact pour souffrir de ce cancer.

Vous ne le saviez peut être pas, mais le cancer du sein peut également survenir chez les hommes. Certes c’est un évènement assez extraordinaire, mais pas impossible.

Le symbole de la lutte contre le cancer du sein est le Ruban rose et le mois d’Octobre en est la période phare.

Octobre rose instaurée en 1985 est une campagne annuelle de communication destinée à sensibiliser au dépistage du cancer du sein et à récolter des fonds pour la recherche.

Pendant cette période, plusieurs organisations mènent des actions allant dans ce sens. C’est dans ce cadre que Dêkpêxo instaure le #PinkTrip, une croisière de sensibilisation et de communication autour du cancer du sein.

Bienvenue dans l’aventure.

Miss Dêkpêxo

LA MALADIE DE LA HONTE

« Je devais avoir 8 ans quand j’ai rencontré Francine. Jeune femme de la vingtaine, apparemment en bonne santé. Elle venait souvent à la maison, car ma grand- mère voulait l’aider à « Arrêter de faire pipi sans arrêt » et ce, par le biais de son ONG  « SUD REGARD ».

Sa maladie m’intriguait. Je me demandais, comment c’était possible. » 

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, tous les ans dans le monde, 50 000 à 100 000 femmes présentent une fistule obstétricale et plus de deux millions de femmes en souffre en Afrique subsaharienne et en Asie.  Au Bénin, de janvier 2009 au 31 mars 2017,  1254 cas de fistules obstétricales ont été dépistés.

Pour cela, le 23 Mai de chaque année est la Journée Internationale de l’élimination de la fistule obstétricale.

Qu’est-ce donc une fistule obstétricale ?

Une fistule obstétricale est la constitution d’une communication anormale (un trou) entre le vagin et la vessie ou entre le vagin et le rectum.

Elle est due à quoi?

Elle est due à un travail d’accouchement trop long, en l’absence de soins obstétricaux de qualité et de césarienne d’urgence. En général, c’est la conséquence directe d’un retard au recours aux soins. La tête du fœtus vient donc comprimer le rectum ou la vessie et crée une ouverture entre ces canaux. L’excision et le viol sont parfois des causes de fistules.

Qui peut en souffrir ?

La fistule affecte généralement les couches les plus marginalisées de la société: des femmes jeunes, pauvres, analphabètes qui vivent dans des zones reculées loin des services de santé. 65% des femmes qui ont une fistule, ont été enceintes très jeunes . Pour les adolescentes, la fistule est encore plus fréquente car elles n’ont pas atteint leur plein développement physique, ce qui augmente le risque de travail d’accouchement difficile.

Quelles en sont les conséquences?

Outre la douleur provoquée par la perte du Bébé dans la plupart des cas, la fistule provoque une fuite d’urine et/ou de matières fécales par le vagin, et entraîne à long terme des problèmes médicaux chroniques. Les femmes qui présentent une fistule obstétricale souffrent d’une incontinence permanente, ressentent de la honte car, incapables de rester sèches et répandant une odeur pas très agréable autour d’elles. Elles sont souvent abandonnées par leurs époux, leurs familles et tenues à l’écart de leur communauté. Pour tout le monde, autour d’elles, c’est une malédiction certainement due à un mauvais comportement de leur part.

En l’absence de traitement, travailler et avoir des activités deviennent impossibles, ce qui aggrave leur pauvreté.

Que faut-il faire?

Parfois, les fistules peuvent se refermer d’elles-mêmes, mais la plupart du temps, elles  nécessitent une intervention chirurgicale. La grande majorité des femmes retrouvent une vie normale, même des décennies après la survenue de la fistule. Malheureusement, cette intervention coûte trop chère pour les victimes.

Ce sont souvent des organisations telles que l’UNFPA, leader dans la lutte contre les fistules obstétricales ou des associations caritatives qui prennent en charge cette affection depuis plusieurs années au Bénin. L’Hôpital St Jean de Dieu de Tanguiéta au Nord du Bénin en est une référence.

La gratuité du traitement est indispensable pour ces femmes. Il s’avère donc nécessaire que l’Etat prenne le relais pour assurer une prise en charge continue de cette affection et mette en place  un programme de réinsertion socio-économique des femmes guéries de fistules obstétricales. 

L’histoire du Dr Denis Mukwege, « l’homme qui répare les femmes » vaut le détour dans la lutte acharnée contre les fistules et les violences au Congo.

Prévenir vaut mieux que guérir :

Le meilleur moyen d’éliminer la fistule obstétricale est de la prévenir.

La fistule obstétricale peut être évitée si :

  • les grossesses d’adolescentes sont éradiquées, ce en élargissant l’accès à l’information et aux services de santé sexuelle et reproductive, et évidemment en mettant fin aux pratiques traditionnelles néfastes telles que les mariages d’enfants et les mutilations génitales.
  • Chaque femme a accès à des services de santé sexuelle et reproductive de qualité, notamment à la planification familiale, des soins prénatals, du personnel qualifié à l’accouchement, et des soins obstétricaux et néonataux d’urgence.

Ne partez surtout pas sans avoir vu cette vidéo qui résume bien le drame que vivent ces femmes, qui en voulant donner la vie, ceux sont retrouvées marquées à jamais. 

Styline Alexine AGBAZAHOU

Il était une fois, 15 plumes.

Vous ai-je déjà raconté l’aventure « Bloguer pour l’égalité des filles » ?

Je crois que non. Alors let’s go !!!

Un cadre : La journée Internationale des filles en Technologies de l’Information et de la Communication.

Une institution : Plan International Bénin                                      

Un objectif : Outiller 15 filles en aptitudes rédactionnelles et en gestion de Blog afin de leur permettre de parler de sujets qui les concernent et les intéressent, au reste du monde.

Un appel à candidatures et hop!! Moi, Styline AGBAZAHOU de Dêkpêxo, Nafissate HOUNKPATIN de Iléwa et Irmine Fleury Ayihounton de Obin-rin avons été sélectionné en tant qu’encadreuses, pour conduire  sous le lead de la très célèbre Ganiath Bello des Cahiers de Ganiath Bello, Meilleure bloggeuse du Bénin aux BéninBlogAwards2018 et la reine du numérique béninois, Elodie AKOTOSSODE de WomenEdTech, cette formation. Elle durera 4 jours. 

Quatre jours pendant lesquels nous nous sommes découvertes, les unes les autres. Quatre jours au cours desquels nous avons donné et reçu, où nous avons surtout découvert des talents et créé des blogs qui « parleront » de choses dans lesquelles chacun de vous et nous, nous retrouverons.

Parmi les 15 blogs créés, un m’a particulièrement marqué. Il est intitulé Mère et Célibataire . Il parle de la vie de milliers de femmes obligées par la force des choses de survivre , de s’occuper et de subvenir aux besoins de leurs enfants toutes seules. On y retrouvera à coup sûr des histoires poignantes, qui nous donneront la chair de poule.

Il y a également Out Cancer, inspiré de faits réels, qui nous parlera de la bataille silencieuse et longue contre le cancer.

Je n’oublie pas Femme et politique, Hidden Treasure, Women Online, Guinkokoko, Childfullblown, Leur silence, mon combat, le blog de Chanceline Mevowanou, Makaranta, Gamessou, Omowa, Tovixo, Lead For Women, Etre ou ne pas être, moi je suis.  Et oui, des dénominations aussi ORIGINALES que les prénoms de leurs auteures :-). 

Chacun de ces blogs a une histoire à raconter, un combat à livrer, une  voix à porter.

15 nouveaux soleils se sont levés et ne sont pas prêts de s’éteindre.

Styline Alex AGBAZAHOU

 

La lumière qui fond la bougie

Les technologies de l’information et de communication contribuent favorablement à l’émergence dans tous les domaines. Cependant, il est aisé de constater que pour les jeunes ils sont un moyen de façonner sa personnalité. Ce qui amène plusieurs à substituer leurs valeurs à celles observées au contact de ces différentes technologies.

Les jeunes se montrent de plus en plus enthousiastes à utiliser les TIC au point où il y en a qui ne pensent plus leur vie sans eux.

« J’aime particulièrement suivre les feuilletons que je ne rate sous aucun prétexte puisqu’à travers ceux-ci, nous voyons ce qui est », confie Odile, jeune fille étudiante, la vingtaine environ, rencontrée dans la ville d’Abomey-Calavi, occupée à échanger quelques messages sur WhatsApp avec ses amies. Habillée d’une mini-jupe beige et d’un petit dessus rose laissant entrevoir les dispositions de son corps, elle explique qu’elle est fan d’une de ces actrices de feuilleton et a adopté son style d’habillement. « Je ne me vois plus dans un autre style (…) », Appuie-t-elle, avec un sourire naïf. Si pour Odile, l’on peut facilement s’identifier aux acteurs de feuilleton,  Briand quant à lui estime que ce n’est pas adapté. Pourtant, habillé d’un très gros ¾ de ‘’Jean’’ et d’un t-shirt tout fripé, coiffé d’une horde de cheveux non peignés. Tout ceci justifie selon Briand, le genre de style adapté à un bon rappeur qui soutient que cela n’a rien à voir avec les TIC. Abandonnant toute leur personnalité physique et morale, stagnant sous l’influence des TIC, ces jeunes ont le même mal à se retrouver dans un milieu d’étude ou professionnel compte tenu du niveau de français torturé et martyrisé sur des réseaux sociaux.

Lorsque les proratas des TIC influent sur la personnalité et/ou les comportements des jeunes alors il va sans dire qu’il faille redresser la barre. Mais comment y parvenir? Docteur Jean TOSSOU, Psychosociologue explique

«En fait, les TIC ont deux facettes, la plus noble et bienfaisante constituée des ressources documentaires et cognitives riches et variées. L’autre, sombre et nuisible, mise en relief par les sites xénophobes, intégristes et axées sur des déviances sociales. Le milieu social détermine les interactions humaines entraînant des changements d’attitudes, des comportements conformistes ou de soumission des individus. On observe ainsi l’extravagance vestimentaire, l’impolitesse envers les enseignants et les parents, la baisse sensible de leur niveau scolaire. Les jeunes se doivent cependant de choisir les TIC qui peuvent leur apporter le nécessaire, d’opérer un choix conscient et responsable ». Selon le spécialiste,  tout ce qui brille n’est pas de l’or et l’on n’est pas tenu de faire tout ce qu’on voit ».

Sènou Carlos WANOU